L’obligation du pass sanitaire : une boîte de Pandore ? Et ensuite ?

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Le président Macron a annoncé, lors de son allocution du 12 juillet 2021, l’obligation du pass sanitaire pour aller aux cafés, restaurants, centres commerciaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, et pour les voyages de longue distance en avion, train et bus, à partir d’août 2021.

Cette annonce fait l’objet d’un projet de loi qui va être examiné à l’Assemblée nationale à partir de mercredi après-midi, puis au Sénat en fin de semaine.1

Si le pass sanitaire est voté les conséquences seront radicales pour un grand nombre de Français : limitation à la liberté de circuler, atteinte du secret médical, sans pass sanitaire impossibilité d’aller dans un hôpital, de visiter ses proches dans un EHPAD, etc.

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L’une des conséquences est que de nombreuses personnes, ne voulant pas vivre de telles restrictions de liberté, cherchent d’ors et déjà à faire de faux pass sanitaires. C’est désormais un secret de Polichinelle.

Ainsi, avec ces faux pass sanitaires, les recherches des scientifiques sur le Covid-19 seraient biaisées. Les données seraient faussées puisque des Français non-vaccinés se prétendraient être vaccinés. Cela risquerait d’empêcher une bonne compréhension (déjà difficile) du Covid-19.

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Sans doute, le gouvernement fera appel aux industries numériques impliquées dans le contrôle des données de santé pour limiter l’existence de ces faux pass sanitaires. Ce marché colossal de nos données de santé est déjà très bien organisé. Tout est prêt. L’euro-député Michèle Rivasi explique, par exemple, que derrière le Certificat Covid numérique de l’Union européenne, il y a le Vaccination Credential Initiative créé en 2021 regroupant 225 organisations dont Microsoft militant pour un enregistrement numérique des personnes vaccinées Covid-19. De même, derrière le Certificat Covid numérique de l’UE, il y a le Good Health Pass Collaborative présenté en février 2021, regroupant de nombreuses entreprises et organisations pionnières des certificats numériques des laissez-passers sanitaires avec entre autres ID2020, Mastercard et IBM2. En somme, avec l’obligation du pass sanitaire décidé par le président Macron, les GAFAM verraient un boulevard commercial s’ouvrir devant eux pour accéder à nos données de santé, « contrôler » notre santé et, finalement, contrôler la population française.

Et, si cela n’est pas suffisant, le gouvernement pourrait alors peut-être mettre en place un système rendant impossible (ou très difficile) de faire de faux pass sanitaires pour la vaccination. Comment ? Peut-être par un carnet de vaccination sous la peau. Cela existe déjà. Des ingénieurs américains ont mis au point un marquage et une vaccination sous-cutanés encapsulés dans des nanoparticules. Cette technologie a été testée au Kenya et au Malawi.3

Un tel scénario serait-il possible ?

Il y a un an et demi, les Français n’imaginaient ni le confinement obligatoire, ni le port du masque obligatoire.

À présent, bien des Français sont très étonnés et perturbés par les annonces de l’allocution du 12 juillet 2021.

Qu’en sera-t-il des mesures Covid-19 dans 6 mois, un ou deux ans ?

Le pass sanitaire obligatoire ne serait-il pas une boîte de Pandore pouvant mener à un régime totalitaire ?

Candice Vacle

  1. francebleu.fr/projet-de-loi-pass-sanitaire-beaucoup-d-interrogations-pour-les-parlementaires-de-la-loire
  2. Minute 10:14, crowdbunker.com/Av3t4W9RJcc, voir la copie d’écran en pièce-jointe
  3. lemonde.fr/2019/12/19/le-kenya-et-le-malawi-zones-test-pour-un-carnet-de-vaccination-injecte-sous-la-peau
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