assassin économique

Le fonctionnement des institutions financières mondiales (IFI) dans la destruction des états souverains

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Ce n’est plus un secret pour personne. Quand une structure à 3 lettres a dans le viseur un pays et commence à se mêler de ses affaires, ça ne rate jamais: la suite est tragique pour le gouvernement et le peuple de celui-ci et il en résulte toujours les mêmes choses à la fin:

-Accords de prêts sous conditions de mesures d’austérité (diminution drastique du budget consacré à la sécurité sociale & à l’éducation)

-Prise de contrôle des ressources par des multinationales étrangères.

Ect….

Un autre effet dévastateur de cette dépendance à l’Occident & aux Institutions financières, c’est que ces pays en développement baissent drastiquement les relations vertueuses avec leurs voisins frères. Ce qui a pour effet de créer des dommages collatéraux sur ces autres nations dont le FMI ne tardera pas s’occuper si ce n’est pas déjà fait.

Le FMI: Roi des cadeaux empoisonnés & du pillage des richesses

Fondé en 1944, son but originel était de créer des coopérations économiques entre les nations mondiales pour prévenir de toute catastrophe comme en 1929. Le FMI excelle dans l’art de se donner une bonne image en façade tout en poursuivant ses but pervers officieusement.

En 2006 par exemple, cette institution annonce un programme d’annulation de la dette pour une quarantaine de pays pauvres éligibles, et en retient 20 à l’arrivée. Le but de cette manipulation était de se racheter dans l’opinion publique pour mieux cacher la sournoiserie. 18 de ces 20 pays étaient dit très pauvres et très endettés (PPTE).

Le FMI établit ses propres règles non négociables sur la base d’une analyse de la politique du pays en question, menée par des experts assoiffés de néolibéralisme. Ils appellent cela Plan d’Ajustement Structurel (PAS)

Les conditions d’annulation de leurs dettes étaient les suivantes:

-Réductions drastiques du budget social

-Libéralisation à outrance de leur économie en les obligeant à réduire les restrictions imposées aux investissements étrangers.

-Prise de contrôle tentaculaire de leurs ressources naturelles en rachetant les terres & les entreprises locales, avec la priorité absolue sur l’exportation de leurs richesses (cacao, pétrole, minéraux…) au détriment de la petite agriculture vivrière, poussant toujours plus ces pays à importer pour se nourrir auprès de l’Occident.

Ces pays ont payé un lourd tribu de leurs accords de collaboration avec le FMI, et leurs peuples en sont sortis toujours plus appauvris, dépendants et mutilés.

Les seules maigres récompenses de la part du FMI en échange d’acceptation de ces mesures furent de petits prêts sur quelques projets sociaux pour se donner une apparence humaine tout en se gardant bien de divulguer les conséquences dramatiques pour la suite.

L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le juge des peines pour qui ne se plie pas correctement au néolibéralisme

Cette organisation fondée en 1995 s’octroie le droit d’infliger des amendes aux nations qui ne respectent pas les règles intransigeantes dites  »officielles » mais établies par les multinationales sans pitié qui vident de leur substance chaque pays, avec le FMI comme représentant. L’ouverture totale de leur économies aux dures lois du marché international fragilise ces petites nations sur le plan social & les oblige à toujours plus être pris en étau de ce pouvoir tripartite OMC/FMI & la Banque Mondiale, qui vont en plus se gratifier sur la scène internationale de les avoir aidés.

Cette structure fixe elle même les règles en matière d’environnement & d’économie. Ce qui a pour but de museler les états nations sur le modèle qu’ils aimeraient suivre.

Un rapport de l’université Berkeley annonce que l’OMC n’a pas du tout d’influence équitable sur le commerce mondial, si ce n’est de maintenir la dégradation contrôlée des pays, afin de garder le cap sur son agenda mondialiste. En bref, elle n’arrive qu’en finisseur en piquant avec des aiguilles les nations déjà marquées au fer rouge.

Le rôle de la Banque Mondiale: Placer des dictateurs pour financer des projets destructeurs

Cette institution a soutenu des régimes totalitaires et parfois reconnus responsables de crimes contre l’humanité:

-Ceaucescu en Roumanie

-Somoza Au Nicaragua

-Mobutu au Congo

-Marcos aux Philippines

A participé au renversement de Jacobo Arbenz au Guatemala en 1954 pour soutenir un régime militaire.

La Banque Mondiale a financé des centrales brûleuse en bois prélevé des forêts tropicales pour construire des Pipelines ainsi que des projets de rénovations du territoire (autoroutes, barrages…) faisant déplacer des millions d’humains de leurs terres en leur promettant des compensations matérielles qui n’ont pas été respectées.

Le rapport de la commission des industries en 2003 fait état que les investissement de la B.M ont été négatifs aux peuples concernés.

Un autre coup perfide de la Banque Mondiale

À la fin de la guerre, la Banque Mondiale a accordé des prêts aux puissances coloniales (France, Grande Bretagne…) afin de poursuivre leur exploitation des ressources dans les pays du tiers monde jusqu’aux années 60. Mais l’indépendance de ces pays acquises entre temps, ces pays se sont retrouvés dans l’obligation de rembourser les dettes colossales qui à la base étaient contractées par les pays d’Occident.

Le Congo a du payer pour la Belgique, l’Algérie & le Gabon pour la France, le Kenya & l’Ouganda pour le Royaume Uni.

Gare à qui s’oppose à leurs griffes

Dans les années 60, le président indonésien Soekarno décide de rompre les accords avec la banque mondiale et le FMI, en nationalisant le pétrole & en alimentant l’idée de la souveraineté. Cela lui vaut un coup d’état 1 an plus tard. Salvador Allende au Chili en 1973 et Joao Goulart au Brésil en 1964 ont connu le même désarroi en s’opposant à la Banque Mondiale.

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